Comme souvent j'ai été voir The Amazing Spider-Man vierge de tout. Pas de bandes annonces, pas de coup d'œil sur Senscritique, juste quelques avis évasifs et éparpillés sur Twitter et la Chrono Critique de Benzaie (avec laquelle je suis plutôt en accord et que je vais coller à la suite de l'article). Je l'ai bien sûr vu en 2D, je fuis cette mode idiote de la 3D comme la peste.
L'Extraordinaire Spider-Man (Québec).
Alors, quoi qu'en ai-je pensé ? Sans plus. Il faut dire que niveau adaptation cinématographique de super-héros il va falloir se lever tôt pour faire mieux ou même juste égaler l'excellent The Avengers. Pour ne pas faire de chis-chi je vais tout de suite lâcher le morceau : j'ai largement préféré les opus de Sam Raimi notamment le 2 qui est pour moi un des meilleur film du genre (je n'ai toujours pas vu le 3).
Spider-Man, adepte de la gymnastique et des poses alambiqués.
Comme vous devez le savoir, les petits gugusses de Sony Pictures ayant perdus Sam Raimi ont fait appel à Marc Webb pour pondre un reboot de la saga Spider-Man. Je trouve ça rigolo, Marc Webb, Spider-Man, araignée, Webb, web, toile. Non ? Bref ! On oublie la trilogie de Sam Raimi avec Tobey Maguire et la charmante Kirsten Dunst. Cette fois-ci c'est Andrew Garfield (rien à voir avec le chat) qui incarne Peter Parker. Le petit bonhomme déjà à l'affiche dans The Social Network (Eduardo Saverin) ne m'a convaincu dans le rôle de Peter Parker. Trop sûr de lui avec une timidité trop adolescente et limite caricaturale, trop beau gosse aussi. Tobey Maguire était bien plus convainquant dans ce rôle. Certaines scènes m'ont fait penser à Twilligt, oui ça fait mal. Dans le rôle de l'idéal féminin du nerd achnidien exit Kirsten Dunst (Mary Jane Watson dans les précédents) donc et bonjour la jolie Emma Stone dans le rôle de Gwen Stacy. Dans le comics Gwen Stacy apparaît avant Mary Jane Watson mais c'est un merdier sans nom vu que les adaptations ne suivent pas la chronologie des comics. Et puis, je n'en ai pas lu beaucoup des The Amazing Spider-Man. Merci Internet pour les renseignements !
Emma Stone en studieuse Gwen Stacy.
Tout ce petit monde va se foutre sur la gueule avec le Dr Connors(Rhys Ifan) plus connu sous le nom du Lézard et sauver la ville de New York. Si le film dure plus de deux heures, le scénario lui se traîne en longueur au début et laisse un goût d'expédié sur la fin. L'introduction est longue avec une mise en place très lente, présentant bien Peter Parker et son environnement, son apprentissage de ses pouvoir conduisant à quelques scènes rigolotes et qui, je trouve, pose un problème de rythme dans le film. De plus certains éléments abordés sont directement passé sous silence une fois l'intrigue principale amorcée. Tout est très très très (j'en mets trois pour bien appuyer) prévisible. Dommage. Pour vous donner une idée du scénario et de la personnalité du super-méchant de service vous prenez une pincée de du premier Spider-Man de Sam Raimi, remplacez les acteurs, les personnages, enlevez leur du caractère, ajoutez des scènes dignes d'un teen movie, secouez et vous obtenez The Amazing Spider-Man. Étrangement similaire jusque dans la schizophrénie du méchant. Reste que le personnage de Spider-Man est tout même respecté. Intello coincé dans la vie, super-héros sûr de lui, arrogant avec de l'humour avec son masque. Côté respect avec le comics on peut aussi noter que Peter Parker se fabrique des lanceurs de toiles au poignet comme dans le comics ou le dessin animé Spider-Man : The Animated Series de mon enfance et non des bidules qui lui poussent dans le bras comme dans les films de Raimi.
Le Dr. Connors fait des vidéos. Norman, Cyprien et co ont du soucis à se faire.
Côté réalisation c'est... Sautillant. C'est fluide, jamais brouillon avec des scènes plus aériennes que dans les précédents opus. Rien de vraiment marquant mais j'ai tout de même deux reproches : le Lézard. Pourquoi ? Pourquoi cette tronche ? Pour garder un côté humain et ne pas faire trop peur aux enfants en leur rappelant Voldemort dans Harry Potter ? Côté design c'est un super-méchant super-raté. Ensuite viennent les deux-trois phases en vue subjectives. Il faudrait éventuellement penser à dire au réalisateur ou aux mecs qui ont fait les effets spéciaux qu'un être humain normalement constitué et souple comme Spider-Man à un champ de vision supérieur à 50° et qu'il voit plus que ses poignets... J'ai aussi envie de revenir vite fait sur les placements publicitaires rigolos. Peter Parker utilise un ordinateur sous Windows 7, fais des recherche avec Bing (ce qui est impossible dans la vie réelle) sur un clavier ... et utilise un Sony Xperia Mini. Bien sûr sont présent des caméras et écrans Sony.
"Même avec le masque, mon gel 72h tient parfaitement !" -Peter Parker
Pour finir, parce que j'ai quand même écris de gros pâtés illisibles, The Amazing Spider-Man n'est pas un mauvais film. J'ai passé un bon moment, c'est divertissant et ce n'est pas un mauvais reboot. Certaines scène m'ont irrité (les scènes façon teen movies ou adolescentes et gênées façon Twilligt) et l'histoire sans grande profondeur, extrêmement prévisible, un peu trop expédiée m'a fait tiquer dès la fin de film. Une suite étant prévue il ne reste qu'à espérer que Marc Webb s'approprie un peu mieux l'affaire et nous ponde un film moins hésitant. Après tout le premier Spider-Man de Sam Raimi n'était pas parfait et le deuxième film était bien meilleur, plus lent et avec une intrigue plus axée sur les personnages que l'action.
"C'est la cinquième planche à roulette ce mois-ci !" dirent Tante May et Oncle Ben interloqués.
Mention spéciale à la vieille d'à côté qui grattait son pantalon en toile et aux gamins débiles qui éclataient de rire à chaque vanne de Spider-Man. Malheureusement qu'elles n'étaient pas trop nombreuses. Et puis, je connaissais la caissière (ma copine bénévole dans ce cinéma) mais j'ai dû payer ! Scandale ! Infamie !
Rendu possible par le très à la mode procédé du crowdfunding (levée de fond auprès des internautes pour mener à bien un projet), Indie Game : The Movie est un documentaire qui n'a pas pour but, contrairement à ce que son titre laisse suggérer, de faire un making-of de jeux indépendants. Non, c'est un documentaire sur quelques créateurs de la scène indépendante à propos de leur vécu, leurs sentiments, leurs inquiétudes durant le développement de leurs jeux.
Et encore une fois contrairement à ce que laisse suggérer le titre on ne parle pas ici de nombreux jeux indépendants mais seulement d'une petite poignée : Braid et son créateur Jonathan Blow, le fantastique Super Meat Boy et la Team Meat composée de Edmund McMillen et Tommy Refenes et de Fez, la grande arlésienne de jeu indé dirigé par Phil Fish. Au moment où est tourné le film Braid est sorti depuis quelques années, Super Meat Boy est sur la rampe de lancement et il reste à Fez de nombreux mois avant sa parution.
La Team Meat : Edmund McMillen et Tommy Refenes.
On s'intéresse donc ici plus à l'humain qu'aux jeux. Le film est une suite d'interviews plutôt bien réalisées presque pas trop mises en scène. On apprend à connaître un peu plus ces créateurs, leurs motivations, leur vécu du développement, les déboires rencontrés, leurs doutes. En gros tous ces sentiments qui font d'eux aussi des êtres humains. Peu de concepts de jeux, peu de level design ou autres trucs techniques. Par exemple après avoir vu quelques interview d'Edmund McMillen on comprend bien mieux le pourquoi de l'étrange The Binding of Isaac ou encore pourquoi Fez a mis autant de temps à sortir.
Un des dessin d'enfant d'Edmund McMillen.
Etant amateur de jeux indépendants je ne pouvais qu'être intéressé par ce film dès son annonce. J'ai pris plaisir à regarder Indie Game : The Movie. D'abord esthétiquement l'image est plutôt belle et ça fait toujours plaisir. Ensuite j'ai trouvé le documentaire plutôt bien construit et j'ai surtout trouvé qu'il était intéressant de voir comment s'est passé le développement d'aussi bons jeux (quoique Fez j'en sais rien) et les difficultés que cela peut générer.
Jonathan Blow, créateur de Braid.
La Team Meat est vraiment touchante. C'est d'ailleurs impressionnant de voir le doute qui a habité Edmund McMillen et Tommy Refenes lors du lancement de Super Meat Boy qui est, et je ne le répéterais jamais assez, un bon dieu de fantastique jeu. Jonathan Blow m'a même parusympathique alors qu'il ne me revenait pas tellement. Par contre Phil Fish... Phil Fish... Je n'aimais pas ce type avant de voir le film et ça n'a pas arrangé son cas. Il m'a paru tellement poseur et suffisant du genre "Je suis un artiste maudit et incompris, ce jeu c'est moi ! Aimez-moi, aimez mon jeu !" (à dire avec l'accent Québécois). Reste que j'aimerais bien voir Fez débarquer sur PC pour peut-être comprendre le bonhomme.
Phil Fish regarde Fez planter à la PAX 2011.
Indie Game : The Movie n'est pas un grand film ni un grand documentaire, il est trop limité pour représenter vraiment les créateurs du jeu indépendant. Il reste tout de même intéressant pour quiconque s'intéresse un tant soit peu au sujet et permet de voir à quel point le développement de jeux indépendant est différent des gros block-buster à la Call of Honor : Modern Panpan-boumboum (des jeux de merde comme le dit Tommy Refenes).
Il est possible de se le procurer par les moyens suivants :
Le site officiel avec un copie sans DRM, 1080p et sous-titré pour 9.99$ (soit 7.91€ au moment ou j'écris ce billet). C'est la manière la plus logique de se le procurer. A noter que le film est aussi disponible en DVD et Blu-Ray à des prix totalement excessifs
Hop, un billet sur un film que j'ai vu la semaine dernière : Avengers (pourquoi avoir elevé le "The" en France ? Mystère... )
L'union fait la farce !
Je n'attendais pas spécialement l'adaptation de The Avengers au cinéma. Je n'ai lu qu'un comics des Avengers. D'ailleurs je lis peu de comics malgré que j'adore ça, il faudrait que je prenne le temps de m'y mettre. Bref ! J'ai été voir avec un pote Avengers encouragé par les excellente critiques des gens-qui-aiment-les-comics-mais-les-adaptations-c'est-de-la-merde. Même si j'avais bien aimé Iron Man (je n'ai pas encore vu le 2) j'avais tout de même peur avec le truc pas génial qu'était Thor. Je n'ai pas vu Captain America mais je n'en ai pas non plus entendu le plus grand bien. Dans un premier temps la présence de Joss Whedon à la réalisation m'a amené une seule réflexion : WTF ? Et puis finalement, le créateur de Buffy Contre les Vampires s'en est très très bien sortit.
Steve Rogers / Captain America (Chris Evans) et Tony Stark / Iron Man (Robert Downey Jr.)
Pour le pitch ça va vite.Loki le demi-frère de Thor il est un peu con et surtout super vénère de s'être fait bannir d'Asgard alors il se dit qu'avec l'aide d'extraterrestres méchants il va envahir la terre, planète chère à son frérot qu'est Thor. Alors tout ce beau monde, Loki et les extraterrestres, passent par un passage dans l'espace via un Cube Cosmique (ça ne s'invente pas) que Captain America avait ramassé et que le S.H.I.E.L.D., un organisation dirigée par Nick Fury essaye d'utiliser pour en faire un source d'énergie. Du coup Iron Man, Hulk, Captain America, Thor, Black Widow et Hawk Eye vont aller foutre sur la gueule les vilains et sauver New Yorkles Etats-Unis la planète et Loki va se rendre compte qu'il a Thor tort (il fallait que je la fasse, désolé). Au moins on ne choppe pas une migraine...
Loki (Tom Hiddleston) se la joue Star Trek.
Finalement je suis sorti hyper emballé de la salle. Pas une seule seconde je me suis ennuyé. Alors que d'habitude les films d'action ne sont pas du tout ma panacée ici je me suis clairement éclaté. Mais qu'est-ce qui fait de Avengers un bon film de super héros ? Parce qu'il y a du second degré. A tous les étages. Les dialogues sont d'un niveau assez peu intellectuel, ça vanne dur (surtout Tony Stark avec son narcissisme et son égo surdimensionné) et on rigole bien. Toute cette exagération, cette surenchère ne rend le film que plus génial. Les scènes d'action sont longues et m'ont enchanté car elles sont savamment orchestrées, chorégraphiées et juste complètement épiques !
Hawk Eye (Jeremy Renner), Captain America (Chris Evans) et Black Widow (Scarlett Johanson).
Les personnages sont bien écris. Chaque personnage développe des affinités avec d'autres durant le film. Des conflits et des amitiés se créent et aucun personnage n'est laissé au second plan. Robert Downey Jr. est juste fantastique dans son rôle de Tony Stark / Iron Man. Il incarne à la perfection l'arrogant milliardaire et il porte un t-shirt de Black Sabbath (Iron Man) pendant tout le film et ça c'est la vraie classe. Chris Evans est parfait dans le rôle d'un Steve Rogers / Captain America militaire et carré au possible. Mark Ruffalo joue un chouette Bruce Banner / Hulk qui fait vraiment physicien peu alaise en société et bouffé par "l'autre". Reste Chris Hemsworth qui joue Thor comme dans Thor... On aurait pris le chanteur d'Amon Amarth que ça aurait été mieux.
Thor (Chris Hemsworth) et Maria Hill (Cobie Smulders) floue.
Il reste la plantureuse Scarlett Johanson qui incarne Black Widow et Jeremy Renner qui fait un Hawk Eye d'une classe folle. Quant à Loki sa folie est plutôt bien jouée par Tom Hiddleston. On passera sur les rôles transparents de Samuel L. Jackson (Nick Fury) et de la charmante Cobie Smulders, Robin de How I Met You Mother, (Maria Hill) qui sont la parce qu'il fallait du monde pour les jouer et comme le producteur a fait un chouette chèque on en profite. On ne va pas taper dans l'oscar mais tout ce petit monde fait super bien son boulot et ça fait plaisir.
♫ He was turn to steel
In the great magnetic field ! ♪
The Avengers est donc un excellent film de super héros, sûrement l'un des meilleurs du genre, et très bonne adaptation de comics. VOYEZ-LE § Je n'aime pas les films d'action hyper bourrin qui font bouffer des explosions par tonnes (Michael Bay si tu m'entends) mais je suis littéralement tombé sous le charme d'Avengers. Tant que j'y pense, après le générique on a le droit à un petit bonus annonce un suite.
GROAAA !
Maintenant j'attends The Dark Knight Rises (même si je n'ai pas aimé The Dark Night) et surtout Amazing Spider-Man.